faut il écrire le dit du rien   le rien de l’absence qui diffère sans estomper   ce n’est pas que je ne manque pas de toi   je croyais ne pas te suivre j’ai changé d’avis   ton île pas en bateau l’avion   je ne sens pas aujourd’hui l’empire d’écrire ton absence   ce n’est pas le rien de l’absence   c’est le rien de l’écriture de l’absence   je vais t’avoir plus silencieusement au téléphone   écrire plus ta présence que nos séparations moins problématiques   écrites   comment écrire ta présence   elle est voulue avec de la nouveauté ou de la différence   enfin je m’abreuve à ton rire téléphonique   son écho loin des années plus tard adoucit mes journées   le plaisir de préparer ses affaires   ma vie s’accélère brusquement de te rejoindre   depuis cette décision   et tout   devient si simple   il me contrarie d’avoir posé des actes de protection   la peur prévalue   le défaut d’élan de la réticence me contrarie   mon père dit et sans doute le père de mon père avant lui   la peur n’écarte pas le danger   pas toi   chez l’autre le danger c’est moi   je me veux fidèle et confiant   percevoir la rémanence de ton fait et en accepter l’occurrence   que perdure cette rémanence qui m’importe par toi