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		<pubDate>Sat, 31 Dec 2005 06:09:16 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[28 juillet, lundi]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>voilà maintenant plusieurs jours que ce besoin me pèse  celui de te dire te parler de te sentir près de moi  ton absence lourde sur mon ventre  pèse mon réveil trouble le moment de s’endormir  je n’ai aucune promesse à faire je n’ai qu’une certitude  ton absence lourde sur mon ventre  est ce le manque est ce ce qu’est le manque est ce cela sur mon ventre  ton absence lourde sur mon ventre  notre séparation nos séparations d’inégales importances   pressent sur mon ventre sans la même présence   ton départ et ta voix s’éloigne sur la mer tu n’aimes pas prendre l’avion  je ne sais plus rien de nous je n’ai pas de promesse  seule cette présence d’absence qui ne dit pas l&#8217;avenir ni les projets   je ne veux pas d’autre temps que le présent entre nous   les souvenirs ne soutiendront pas notre amour   mon présent de ton absence  oblitère mon quotidien j’ai cette certitude tu n’es pas là je ne peux pas te voir ni je t’entends   mon existence existe davantage ces jours de ton absence mais davantage lourdement  est ce cela mon manque est ce cela mon angoisse mon manque d’étroitesse de toi   je ne peux pas sentir tes pas embrasser tes lèvres emprunter mon corps à ton sexe   ton absence laisse des traces de vrai sur mon monde   je ne noie pas mes journées dans la télévision c’est une drogue trop douce qui ne me suffit plus   et cet étonnement de manquer de toi   nous nous sommes aussi séparés de nous  et tu es partie voyager en vacance de moi   alors j’emplis la vacuité de mon présent de lectures nouvelles  de série noire et de hashish d’alcool et des amis   je ne saurais pas quoi promettre pour ta présence je ne déplore pas notre fin de relation  nous sommes encore liés par cette fin précieuse de créer de l’inconnu de répondre aux mauvaises questions   précieuse de créer de l’impromptu et de l’évidence  il reste ton absence lourde sur mon ventre  il reste ton retour bientôt quelques semaines encore   et mon quotidien apesé de ton absence l’invention de ta présence   je veux la folie de nous l’irrationnel l’extravagance je veux l’excentricité  je n’ai pas de promesse je n’ai qu’absence et désir de toi   je veux boire ta bouche et profaner ton sexe   inonder tes seins de plaisir sur une bossa lascive que je t’écrirai   je veux te donner des mots d’amour de douceur ou de violence   et si je ne peux plus t’aimer de folie sans douceur je veux que tu me quittes que ton absence pèse lourde sur mon ventre   je veux que tu me perdes que tu me manques liqueur forte  que l’épice de toi insignifie les autres femmes   qu’elles ne me soient que douces et toi drogue dure   je veux manquer de toi si ma folie s’estompe</p>
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		<title>2</title>
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		<pubDate>Fri, 30 Dec 2005 06:15:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[29 juillet, mardi, donc]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>et voilà jacques henri lartigue familier aussi de toi  je lis sur le catalogue de l’exposition donnée au centre beaubourg ton nom familier sous plusieurs de ses photos  c’est un étonnement  je pense encore à toi   photographiée par anticipation en noir et sans noir et en couleurs et flou  tu apparais cinq fois sur ce catalogue d’exposition   tantôt en noir de profil   ou en noir voilée   puis le noir disparaît avec les années 40   couleurs avenue foche tournant le dos au triomphe   ou striée des ombres du store   noire aux côtés de jfkennedy et du blanc à nouveau du blanc sur ses genoux surtout   c’est un étonnement que tu connaisses jfkennedy ce n’est pas l’étonnement du temps c’est celui du hasard  je me demande par quel enchaînement d’événements fortuits tu as pu arriver sur cette photo   je trouve ça amusant j’ai l’impression de mieux le connaître de te savoir avec lui   je cherchais une sortie où inviter ma sœur ce soir   le théâtre n’est pas très bien représenté dans la liste des sorties possibles l’été   j’avais pensé hier aller voir antigone de jean anouilh mais ils ne donnent plus la pièce depuis le mois de juin  je ne sais pas comment je suis tombé sur cette pièce fantôme mais à présent je dois imaginer une nouvelle sortie avec céline   peut être qu’elle est intéressée par la photographie de jhlartigue du 4 juin au 22 septembre 2003 galerie 2 / 11h00 – 21h00 nocturnes les jeudis jusqu’à 23h pour 6,5€   ensuite nous pourrions aller à paris plage   les quais de la seine inondés de sable pour quelques semaines d’été   que j’avais évités l’année dernière   cette année j’ai davantage envie de m’ouvrir au monde social que les années précédentes où j’aurais pu aller à paris plage  sans doute peux tu en assumer la responsabilité je me dis que ce monde que tu vois différemment de moi a peut être des intérêts que je n’ai pas identifiés encore   je te fais confiance   si je ne vois pas le monde mieux je peux mieux te voir par lui te comprendre mieux comprendre ce que tu veux faire   ne pas t’ennuyer par lui   l’instrumentalisation du monde pour ton divertissement   je dois comprendre que ce n’est pas pour te divertir de moi   que je ne suis pas ton ennui  ou que ton ennui ne vient pas de ce que je suis moi   mais plutôt de ce que je peux ne pas être moi   et me noyer et te  dans le sommeil la télévision le non faire le non être au monde l’attente   et pas seulement pas vraiment l’attente de l’écriture que tu comprends   je me souviens de cette phrase de bernard noël   à poitiers à la semaine « écrivains présents » que je goûtais beaucoup étudiant   bernard noël a dit à une table ronde sur le « je » dans l’écriture   « j’écris en attendant l’écriture »  je me souviens du scandale   de l’arrêt de compréhension du flot des mots dits par les autres écrivains   qui ne s’étaient pas arrêtés pourtant à cette évidence  ils étaient assis   assis en rond sur des chaises parlant   ils ne s’étaient pas arrêtés mais j’ai senti l’absence de compréhension le scandale l’absence de compréhension des mots dits par bernard noël  je me souviens de n’avoir compris l’évidence que plusieurs jours après l’avoir entendue   j’écris en attendant l’écriture   j’ai compris ce que le travail d’écriture était quand il est une pratique  comme la pratique sportive d’un sportif qui s’entraîne en attendant la compétition   la pratique du sport à l’entraînement prépare le moment où le sport sera vraiment pratiqué   pendant la compétition   l’écriture est un sport de compétition pour bernard noël   c’est une attitude une attente de poète   c’est une attitude de poète d’attendre en écrivant   est ce être poète que de reconnaître l’attente l’écriture   et lorsque l’attente est récompensée  la préparation porte ses fruits d’amplification et de résonance de l’écriture  la préparation à l’écriture sert à savoir que faire de l’écriture   je me suis senti coupable souvent de ne pas me préparer correctement mais je n’ai pas d’assiduité   ce qui m’a si souvent été reproché pendant mon éducation que je n’ai ni constance ni parcimonie ni assiduité  ce qui s’est vérifié dans mes pratiques sportives martiales   et d’étudiant assistant peu aux cours par ennui ou fainéantise ou occupation ailleurs ou occupation au désœuvrement   et mon équilibre est plus stable maintenant que je me prépare correctement à recevoir de la poésie et à la digitaliser   j’éprouve alors une plus grande capacité à faire des choses   à découvrir le monde comme tu veux que je le fasse avec ou peut être pour toi   je suis plus disponible au monde   écrivant je détermine ma disponibilité au monde   je peux l’éponger pour le rendre  et je peux ne pas épargner le mouvement de mon éponge parce que   j’en étends le jus au fur et à mesure   dès que l’éponge est imbibée   si je n’écris pas je dois ménager mon éponge   que seuls s’y impriment les événements à écrire  j&#8217;ai la sensation que l&#8217;éponge a une capacité limitée d&#8217;absorption  et cela me freine au monde   demain je t’écrirai ma lecture récente de romans noirs   les trafiqueurs de lucio mad qui est l’histoire de trafiqueurs de papiers en côte d’ivoire à abidjan   et jbpouy dont j’ai pour l’instant lu la clef des mensonges qui est la cassure dans la vie d’un gendarme vieux proche de sa retraite  et</p>
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		<title>3</title>
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		<pubDate>Thu, 29 Dec 2005 06:17:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[30 juillet, un mercredi]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>j’ai commencé ce matin  après la sonnerie du téléphone en réveil   à 7h30   le cinéma de papa de jbpouy  que j’ai rencontré à poitiers comme bernard noël la même année même je crois   je me souviens qu’on avait bu du café dans un bar avec lui et un ami un de mes amis   il était simple sans complication    maintenant je prends du café avec ses livres   j’ai lu son premier livre en moins de 24 heures   cela faisait très longtemps que je n’avais pas lu un livre   si vite  je l’ai commencé la veille au soir et déjà  cela faisait longtemps qu’un livre n’avait pas retardé le moment du sommeil   le lendemain matin après la sonnerie du téléphone en réveil   à 7h30 aussi   j’ai continué la clef des mensonges et retardé le moment du travail salarié   à 10h moins le quart j’ai dû me décider à manger les céréales qui trempaient depuis une heure   j’ai bien aimé ces céréales réhydratées de lait l’impression de manger presque la pomme fraîche   j’ai senti l’influence de jbpouy sur mes habitudes matinales   donc le livre suivant est aussi de jean bernard pouy   le cinéma de papa m’aimante déjà    la lecture de romans noirs allège le poids de l’absence sur mon ventre   hier ton appel téléphonique j’aurais aimé pouvoir te rappeler pour que la communication dure plus longtemps   au delà des choses à se dire   qu’elle puisse durer jusqu’aux silences plus longtemps que les actes de paroles qui ne disent rien de l’absence   mes mots ne peuvent que taire   feindre la joie seule de te parler sans le manque pesé   je ne veux pas rompre la séparation   je sens qu’elle est aimable et dramatique   la séparation crée une histoire d’<i>entre</i> nous et des secrets légitimes   aussi à part ces activités nouvelles de t’écrire et de lire des romans noirs   je fais enfin cette réunion des albums de serge gainsbourg en format mp3   une espèce de serge gainsbourg portable   réuni intégralement sur un seul disque compactant   comme la réalisation d’un fantasme doux qui satisfait et allège l’esprit   la musique de serge gainsbourg vibre l’air respiré même une fois respiré   fort elle joue du tambour sur le ventre   elle s’amuse de la pression de ton absence dans mon ventre   je ne me souviens pas de t’avoir dit mon plaisir de t’avoir entendue hier soir ou peut être si   enfin pourquoi ne pas se répéter   mon plaisir de t’avoir entendue mais parlé hier soir au téléphone 5:13 minutes je crois   alors que tu étais sur la côte ouest de l’île des sardines   et je me souviens que nous avons ri du plaisir de nous entendre</p>
]]></content:encoded>
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		<title>4</title>
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		<pubDate>Wed, 28 Dec 2005 06:18:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[31 juillet, dernier jeudi du mois]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>après avoir préparé les céréales par trempage lacté et pissé   encore la quête de bertrand bernat   du cinéma de papa   dès 7h30    puis je me suis levé à 9h15 comme je l’avais prévu   le réveil téléphonique m’avait ravi à un début de rêverie qui s’installait doucement   des souvenirs de lectures et d’émotions de littérature médiévale me reviennent   sur les vertus médiévales romancées de l’état « pensif » du chevalier   qui est la mélancolie médiévale   une mélancolie de passage qui ne s’installe pas assez pour définir le personnage   pour devenir son trait de caractère   l’état « pensif » est comme un nuage de passage sur un ciel dégagé   lancelot n’est pas un garçon mélancolique mais il lui arrive d’être « pensif »   guenièvre sans doute   le lecteur perçoit la dimension dramatique du flash back mais n’est pas convié à son spectacle   le lecteur n’est que spectateur du personnage spectateur   mise en abyme du spectacle où le personnage devient acteur de pensée créant un second niveau de spectacle   sans contre champ   le lecteur spectateur voit le personnage spectateur mais pas le spectacle que voit ce personnage   le lecteur est ainsi contraint à l’écriture pour combler le silence   l’état « pensif » montre le personnage contrarié   déçu par la non actualisation d’une action à venir   et qui ne viendra plus   de cet espoir contrarié l’état « pensif » devient mélancolique   gauvain pensif on se dit bien même hors contexte qu’il aurait voulu baiser   difficile d’imaginer une autre mélancolie chez un pareil pointu   pourtant cet état pensif   cette absence que les instituteurs répriment pour la stopper   si douce et vertueuse   ne peut pas s’expliquer par la seule contrariété   il reste au pensif le désir d’être ailleurs   avec l’autre qui est ailleurs   et son absence lourde sur le ventre   mais passons   voici les vers 69 à 80 de chrétien qui dit perceval le gallois quittant le manoir la mère</p>
<dl>
<dd><em>Ce fu au tans qu’arbre florissent, </em></dd>
<dd><em>fueillent boschaige, pré verdissent, </em></dd>
<dd><em>et cil oisel an lor latin </em></dd>
<dd><em>dolcemant chantent au matin </em></dd>
<dd><em>et tote riens de oie anflame </em></dd>
<dd><em>que li filz a la veve dame </em></dd>
<dd><em>de la Gaste Forest soutainne </em></dd>
<dd><em>se leva, et ne li fu painne </em></dd>
<dd><em>que il sa sele ne meïst </em></dd>
<dd><em>sor son chaceor et preïst </em></dd>
<dd><em>.III. javeloz, et tot ensi </em></dd>
<dd><em>fors del manoir sa mere issi </em></dd>
</dl>
<p>les histoires de chevaliers déjà s’écartaient devant toi   l’éternelle sève du printemps qui reverdis les arbres   la faim me triture le ventre et je vais manger   je veux savoir que j’ai le ventre lourd et pas faim    du perrier un mixte et quelques pages de pouy   j’ai noté hier un étonnement dans mon carnet   je me suis enfin arrêté à cette librairie de photographie sur un des chemins du travail   sur le trajet il y a quelques embranchements et des carrefours où il faut prendre une décision   l’avenue de villiers ou le boulevard pereire par la rue legendre etc.   je passe parfois devant la photo librairie aux deux adresses   av de villiers et rue cardinet   je la vois mieux sur le chemin du retour   hier soir comme je désirais le faire depuis presque 3 ans   je m’y suis arrêté   j’ai fait demi tour et je m’y suis arrêté  dans la vitrine un livre sur carla bruni nue je crois   une monographie sur jhlartigue   dont je n’ai pas encore vu l’exposition actuelle à beaubourg    crêpes et paris plage avec ma sœur   le mardi est le jour fermé des musées   dans la vitrine aussi une réédition du paris de nuit de brassaï de 1933   j’ai demandé au libraire de me sortir lartigue et brassaï   une monographie qu’on trouve partout et au même prix et un livre de photographe   assez rapidement le vendeur a compris que j’allais acheter un livre et m’a amené une monographie de brassaï   je l’ai assez rapidement écartée en disant oui mais non   il était maintenant 7h bien passées et je lui ai dit je vous empêche de fermer  d’une voix assez forte qui m’a étonné d’assurance   non non prenez votre temps   si vous claquez votre tune il a dû aussi penser   j’ai un peu pensé que je voulais repasser mais je n’avais pas grand chose à réfléchir et ça risquait de durer 3 ans   l’album de brassaï évidemment   à la page 43 il y a une photo dont la légende est « Cette prostituée sep- / tuagénaire qui répond au surnom de &laquo;&nbsp;Bijou&nbsp;&raquo; et / qui semble échappée d’un cauchemar de Bau- / delaire, est célèbre dans les boîtes de Mont- / parnasse. »   est ce ici photographiée la bijou des nouvelles érotiques d’anaïs nin   il faudrait que je relise venus erotica et les petits oiseaux   je me souviens d’une scène dans laquelle elle se fait peindre l’intégralité du corps un homme désire la prendre telle quelle elle se laisse faire avec précaution   une autre scène encore dans laquelle son sexe coule de la liqueur de plusieurs hommes dans une soirée   c’est étrange de voir ce visage et cette silhouette peu avenantes vieilles sans doute trop pour émouvoir et susciter d’autre envie que celle de la curiosité   cette fois encore les mots m’arrêtent   comme ceux au bas des photographies de jhlartigue   toi plus intime moins sociale   modélisée dans ton lit   cet amant ou mari que tu m’as caché t’avait ravie au lit sous la couverture comme moi avant lui   avant de te voir par son œil j’avais cette intuition de te photographier au lit   de te prendre aussi par le ravissement de ton intimité   comme une reine qui reçoit au lit   une princesse ne reçoit pas au pieu   elle aurait plutôt tendance à s’en cacher   la photo n’est pas une graphie malséante   relisant les notes inscrites à mon carnet   elle me dit je change et pas toi   elle me dit   je change   et elle   elle me dit je change   elle dit pas toi   je change et pas toi   je n’ai pas à changer ailleurs que dans l’évolution de mon écriture   je te concède que j’ai à être moi   je ne crois pas à ton désir de mon changement   tu m’as rencontré en train de ne pas écrire sans même attendre l’écriture  et deux étés de suite un matin au réveil tu m’as laissé seul glisser dans l’attente   ce n’était pas un cadeau ordinaire   les images de ton départ le matin sans café   pour m’intimer ton ennui   que tu n’es pas un seulement après travail ni un seulement après attente   que sinon tu préfères être   mais seule   sans moi à qui penser en pensant que je ne pense pas assez à ton existence   que tes heures ouvrées ne sont pas un mi temps de l’amour qu’on effectue en pensant à autre chose et à contre cœur   tu as une revendication qualitative de notre relation sans pour autant vouloir la mettre en procédures que tu ne demandes pas   tu ne   d’ailleurs   demandes rien   mais tu ne veux pas que rien soit ce que je te donne   ni l’ennui   tu m’as dit et je l’ai noté   dans mon carnet c’est à la première des pages qui lui restent   je l’ai noté lorsque je suis allé voir lettres d’amour avec nicolas vidal   elle me dit je change et pas toi. et c’était un reproche  j’ai aussi noté cette phrase entendue banale mais vérifiée souvent   les hommes aiment les femmes en espérant qu’elles ne changent pas et elles le contraire   tu ne veux pas mon changement   tu veux juste que j’attende différemment l’écriture</p>
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		<title>5</title>
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		<pubDate>Tue, 27 Dec 2005 06:24:45 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[1 août, ton prénom familier]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>le teint ambré perce le blanc de couleur la photo en noir comme un fouet   la beauté sublime de renée dans sa robe blanche nous retient   son chapeau blanc déhanché auréole le premier pli du feuillet de l’exposition   l’image prise à biarritz en 1930 ne quittera plus la bibliothèque   ce n’est pas une photo de florette    qui accompagne jhlartigue jusqu’à sa dernière photographie   la réponse à sa question   est ce que mon ombre le soleil suit la chute du corps dans la mort   de retour de l’exposition des photos d’un autre tirées du film de mes pensées   je cherche leur syntaxe    je transfère mon étonnement de ce que les autres m’insolent   mon existence au monde je ne suis pas seul   l’impression au soleil de l’autre me déroute de moi   et puis toi   que je vois partout   que j’entends me penser qualifié et peut être qualifiant   tu es l’adjectif de ma substance à ton monde   tu veux être modifiée par moi   que ma linguistique pénètre ton sexe   j’essaie graphiées de voir encore les histoires que j&#8217;ai vues   je fais des séries de fotos la tentative de circonscription d’une obsession   la série paysage est le dit d’une nature urbaine ou nocturne ou florale ou insolite et lumineuse   ma série préférée ne contient que deux dimensions qui disent la surface jusqu’à sa limite   le temps évoque sans histoire une limite coupée de ses origines   cette série surfaces dit l’absence de sens   la préciosité que le sens ne s’écoule pas   son éternité   comme ton absence lourde sur mon ventre</p>
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		<title>6</title>
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		<pubDate>Mon, 26 Dec 2005 06:26:05 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[2 août, deuxième jour du mois de ton retour]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>le glissement des histoires que je raconte n’est pas une mythologie   ces histoires me présentent et n’importent pas par les faits précisés mais par leur persistance en moi   elles sont représentation   présentation glissée   pour satisfaire à l’attente des destinataires et à mon attente de leur compréhension de ce qui importe   elles sont perversion des faits qui m’appartiennent   pour créer de l’anecdote synchrone à la portée sociale dans laquelle elles sont présentées   je détourne le fait perçu pour parvenir à mes fins et dissimule le subterfuge par l’assouvissement d’une attente   le glissement de mes histoires est une idiosyncrasie   une adaptation à la perception extérieure   mes histoires glissées ne nient pas ma vérité   elles ne sont pas mythologiques   elles dérivent des faits perçus pour atteindre la perception de mes destinataires et pallier mes déficiences de narrateur   par l’éclairage plus vif d’un fait mal conté   mais   elles ne glissent pas pour toi   pas toi   qui peux comprendre la persistance en moi d’une anecdote   je veux aussi te faire don de ma nudité et de mon vide   imprimer ta rétine mentale de mes faits sans intérêt   mon amour de toi est le credo de la synchronie de nos perceptions   je comprends   je change et pas toi   ton irritation de mon hystérésis à te percevoir   ta crainte de perdre ta rémanence dans mes pensées   j’ai pensé que je n’ai pas à changer si le monde ne change pas   tu as dit que j’avais à changer si le monde me change par toi   tu es mon modificateur   l’amour est la perception par le fait de l’autre   l’autre aimé actualise de nouvelles limites au monde perçu  l’autre  toi  glisse les limites du monde   le monde n’est pas la portion congrue de nos perceptions mais leur somme   ton cri d’amour pour moi s’est exprimé comme ça   tu veux changer le monde   pour moi et l’amour   est ce ça changer par amour   redéfinir les limites du monde à soi   par la perception du fait que l’autre perçoit pour soi   et souhaiter que cet état de perception bifocale persiste   car il projette la lumière nouvelle d’un nouveau monde qui importe  l’ensemble de tes anecdotes dites est mon aventure avec toi  c’est ce qui m’advient par toi   c’est aussi ça mon amour de pour avec et par toi</p>
]]></content:encoded>
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		<title>7</title>
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		<pubDate>Sun, 25 Dec 2005 06:26:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[3 août, dernier jour du week end]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>les persiennes pointillent mon regard sur la cour intérieure   renoncer à la pénombre complète de la chambre d’écriture est déjà une ouverture   j’écoute le jane b de chopin   prélude n°4 en mi mineur opus 28   joué par alfred cortot à londres le 20 juin   10 jours avant la nuit des longs couteaux en 1934    c’est pour l’instant un dimanche sombre   j’ai manqué ton appel téléphonique hier soir alors que je passais du temps au cinéma   deux films et l’oubli rapide de leur dénuement presque complet d’intérêt   mais ton message   ta voix m’a souri   tes lèvres fleuries d’évidence   reprenant un vieux photographies magazine de mai 1991 je tombe sur l’annonce d’une exposition ou d’un livre de photographies de denis roche   ce n’est pas clair   la photo porte la légende  passeport pour la photographie / format 12 x 16 / prix : 80f   le tout en caractères majuscule qui n’ont pas leur place ici  et   la reproduction de cette affiche d’exposition ou couverture de livre a deux pans</p>
<dl>
<dd>à gauche la photo d’un couple enlacé en vis à vis décalé reflété dans un miroir où la femme fait dos nu   le miroir lui coupe les hanches et le coin haut gauche de la photo puis en floue les 3/4 restant   son titre   19.07.1978 / taxco, mexique / hôtel victoria chambre 80   comporte aussi des caractères majuscule et une virgule après victoria</dd>
</dl>
<dl>
<dd>à droite page titre   centré type times new roman   denis roche en grande majuscule / photographies p majuscule / 1965 tiret sans espace 1989 / un espace blanc dans le tiers central de la page / espace photographie de paris en majuscule / 24 octobre espace tiret espace 3 décembre 1989 / le logo</dd>
</dl>
<dl>
<dd>espace / photo / paris très arial majuscule / surplombant un homme à la gauche du monolithe de 2001 l’odyssée de l’espace   aussi haut que lui   représenté les mains sur la tête et les pieds écartés</dd>
</dl>
<p>plutôt un livre tout bien réfléchi   l’annonce de l’exposition 2 ans après qu’elle s’est tenue serait décalé    je vois encore un livre de denis roche   écrits momentanés   chronique photo du magazine city   1984 tiret sans espace 1987   prix : 230f   parmi les 14 reproductions de catalogues d’expos et de couv de livres de photographie   denis roche dont je ne connais que la poésie qui est inadmissible   porte le même prénom que ton père dont tu fais le deuil et tu changes   ensuite je m’attaque au dictionnaire petit robert 2 noms propres pour voir où tu as semé</p>
<dl>
<dd>florac 48400 ch l d’arr de la lozère sur la rive g du tarnon au pied du causse méjean 1 996 hab floracois source du pêcher au rocher de rochefort 1 083m centre d’excursions vers les gorges du tarn et les cévennes hist siège d’une des huit baronnie du gévaudan centre de résistance des camisards   déjà deux histoires que tu ne m’as pas encore racontées le péché au rocher de rochefort et celle des résistants camisards</dd>
</dl>
<dl>
<dd>florange 57190 ch l de cant de la moselle arr de thionville ouest 10 778 hab florangeois métallurgie construc mécaniques cimenterie   flore ange pas tant que ça</dd>
</dl>
<dl>
<dd>flore en lat flora   déesse italique et romaine de la puissance végétative présidant à tout ce qui fleurit l’identifiant à la nymphe grecque chloris ovide en fait l’épouse de zéphyr   chlorisée flore irisée à la poussière d’ange l’étoile des fleurs et de mon ciment</dd>
</dl>
<dl>
<dd><em>détour</em> chloris déesse grecque des fleurs épouse de zéphyr identifiée avec la flore flora de la mythologie romaine   nom d’autres personnages féminins de la mythologie grecque dont une des 7 filles de   niobé fille de tantale et sœur de   pélops qui eut atrée et thyeste pour fils   chloris la seule qui échappa au massacre des niobides par apollon et artémis vengeant à coup de flèches leur mère léto offensée elle doit son nom à la pâleur de son teint résultat de la terreur qu’elle avait éprouvée elle donna naissance à nestor   qui vécut pendant 3 générations par la grâce d’apollon coupable   il participa à l’expédition des argonautes et à la guerre de troie où il excelle surtout comme conseiller par ses interventions modératrices et ses efforts pour ramener la concorde dans le camp grec   dans l’odyssée il a un retour heureux et accueille télémaque et lui donne des renseignements sur son père   il est bien de toi celui là   fils du vent et de la concorde consultant en gestion de crise et conduite du changement   je suis aussi marqué par tes liens familiaux avec les atrides   <em>retour</em></dd>
</dl>
<dl>
<dd>floréal an vi loi du 22 la poussée néojacobine qui suivit la répression antiroyaliste après le coup d’état du 18 fructidor an v constitua une menace pour les modérés libéraux du directoire et les conseils   les élections de l’an vi qui avaient désigné un nombre important de jacobins   qualifiés en l’occurrence de terroristes   furent donc truquées par le directoire avec l’appui des conseils par la loi du 22 floréal an vi   11 mai 1798   qui invalida les élus jacobins après la journée du 30 prairial an vii   les directeurs jugés responsables du 22 floral durent démissionner</dd>
</dl>
<dl>
<dd>florence en it firenze v d’italie ch l de la toscane et ch l de prov sur l’arno 413 063 hab florentins bâtie au bord de l’arno dans une conque entourée de collines plantées de cyprès et d’oliviers florence est par excellence la ville de la renaissance qui vit s’épanouir au quattrocento xve s une extraordinaire floraison artistique dont elle a conservé d’inestimables témoignages   etc   pendant la deuxième guerre mondiale la ville fut occupée par les allemands qui minèrent les ponts sur l’arno tous furent détruits à l’exception du ponte vecchio   comme toi   j’analyse une similitude de ponts vers toi explosés à la mort de ton père</dd>
</dl>
<dl>
<dd>florensac 34510 ch l de cant de l’hérault arr de béziers dans le bas languedoc 3 859 hab florensacois</dd>
</dl>
<dl>
<dd>florentin saint abbé de saint pierre d’arles 483 tiret 553 inhumé à sainte croix d’arles   « ce tiret était sa vie » comme dit giraudoux</dd>
</dl>
<dl>
<dd>flores île d’indonésie nusatenggara timur dans l’archipel des petites îles de la sonde 14 725 km2 env 1 400 000 hab les portugais y ont laissé une forte empreinte 85% de la population est catholique climat semi aride culture du maïs et élevage important de chevaux buffles porcs chèvres un tremblement de terre 1992 aggravé par un raz de marée fit plus de 2 000 victimes et détruisit la ville d’ende</dd>
</dl>
<dl>
<dd>flores île portugaise la plus occidentale des açores 143 km2 4 471 hab</dd>
</dl>
<dl>
<dd>florey sir howard walter médecin adélaïde australie 1898 oxford 1968 il purifia la pénicilline découverte par flemming en 1928 et mit au point la forme médicamenteuse prix nobel de physiol ou méd 1945 avec ebchain et a flemming   comme ton père était médecin</dd>
</dl>
<dl>
<dd>florian jpclaris de écrivain français   languedoc 1755 tiret sceaux 1794   petit neveu de voltaire longtemps bien en cour il connut une fin de vie troublée par la révolution   son œuvre est marquée par une inspiration tendre où l’optimisme tempère la malice   etc   manifestent également son goût pour l’idylle sentimentale héritée de rousseau et de gessner   etc   acad fr 1788</dd>
</dl>
<dl>
<dd>florianópolis v du brésil cap de l’état de santa catarina 220 000 hab univ recherche port station balnéaire</dd>
</dl>
<dl>
<dd>florianus marcus antonius flèche florien</dd>
</dl>
<dl>
<dd>floridablanca don francisco antonio moñino comte de homme politique espagnol murcie v 1730 tiret séville 1808 il contribua à la dissolution de l’ordre des jésuites 1773 premier ministre de charles iii en 1777 il administra l’espagne avec talent conformément à l’esprit du despotisme éclairé mais ne put faire accepter ses réformes par la masse du pays une guerre malheureuse contre la grande bretagne 1779 tiret 1783 provoqua sa disgrâce il fut cependant choisi comme chef de la junte formée en 1808 contre napoléon célèbre portrait par goya</dd>
</dl>
<dl>
<dd>floride n f en angl forida état du s e des états unis 151 940 km2 12 938 000 hab la population a augmenté de 33% de 1980 à 1990 cap tallahassee   etc   histoire peuplée d’indiens séminoles la floride fut découverte par juan ponce de león le jour de pascua florida pâques fleuries le jour des rameaux en 1513 elle fut explorée par álvaro nuñez puis colonisée par des huguenots français mais leurs établissements furent détruits par menendez de avilés en 1565   etc   elle devint 1845 le 27e état de l’union et rejoignit la confédération sudiste 1861 après la défaite des sudistes et la reconstruction l’état connut une rapide prospérité</dd>
</dl>
<dl>
<dd>florien en lat marcus antonius florianus empereur romain mort en 276 il se fit reconnaître par le sénat à la mort de tacite mais battu à tarse par probus qui avait été proclamé empereur par les légions d’orient il fut tué par ses soldats après quelques semaines de règne   hum</dd>
</dl>
<dl>
<dd>floris de virendt cornelius architecte dessinateur et graveur flamand anvers 1514 tiret id 1575 franc maître à la guilde d’anvers en 1539 il a séjourné ensuite en italie 1540 tiret 1545 et copia notamment les motifs et les grotesques   etc   sa tendance à conserver le verticalisme gothique et sa verve décoratrice se mêlent à un parti pris dans l’italianisme</dd>
</dl>
<dl>
<dd>floris de vriendt frans peintre et graveur flamand anvers 1516 tiret 1520 tiret id 1570 élève de lambert lombard à liège il fut ensuite reçu franc maître à anvers puis séjourna en italie à rome  etc la facture ample de ses portraits la souplesse du modelé le naturel des poses la vigueur et la mobilité de l’expression annoncent les grands portraitistes flamands du xviie siècle portrait de femme 1554</dd>
</dl>
<dl>
<dd>florus en lat publius annaeus florus historien latin ier siècle rhéteur originaire d’afrique il composa deux livres sur les guerres romaines que nous avons conservés sous le titre de tite tiret live epitome titi livii</dd>
</dl>
<dl>
<dd>et   flory paul john chimiste américain sterling illinois 1910 tiret big sur californie 1985 travaillant dans des laboratoires industriels puis dans des universités américaines il établit les bases théoriques de l’étude des polymères expliquant notamment le comportement des macromolécules en solution prix nobel de chimie 1974</dd>
</dl>
<p>tu as eu toutes les vies tu es le monde</p>
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		<title>8</title>
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		<pubDate>Sat, 24 Dec 2005 06:42:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[4 août, une semaine d'écriture, lundi]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>début de journée avec gainsbourg l’écho de jane b lancinant   alors je l’écoute en boucle plusieurs fois jusqu’à la satisfaction   je dois me déprendre de ses mots qui asphyxient les miens   je veux t’écrire des chansons pop à succès   des mélodies pour que tu pleures et que tes yeux brillent   quelque chose comme ça   « flora »</p>
<dl>
<dd><em>mon nom est flore flora je suis</em></dd>
<dd><em>partie de chez lui ce matin</em></dd>
<dd><em>je me suis un peu vite enfuie</em></dd>
<dd><em>disant que je n’en pouvais plus</em></dd>
<dd><em>ce con ne m’a pas retenue</em></dd>
<dd><em>même pas un peu retenue</em></dd>
<dd><em>un peu pâle des tâches de rousseur</em></dd>
<dd><em>quelques vêtements de couleur</em></dd>
<dd><em>chialant là dans ses escaliers</em></dd>
<dd><em>les cinq étages pour bien chialer</em></dd>
<dd><em>je quitte mes bottes sur la route</em></dd>
<dd><em>les pieds me brûlent la cigarette</em></dd>
<dd><em>je fume j’ai oublié comment</em></dd>
<dd><em>tout ça je suis flore flora je suis</em></dd>
<dd><em>flore j’ai oublié déjà ça</em></dd>
<dd><em>l’absence déjà c’est déjà ça</em></dd>
<dd><em>ça comment tout ça commençait</em></dd>
<dd><em>ton regard me sent dans la rue</em></dd>
<dd><em>mon absence lourde sur ton ventre</em></dd>
<dd><em>déjà déjà je chiale plus</em></dd>
<dd><em>j’avance nue sèche de tes mots</em></dd>
<dd><em>est ce qu’on s’est déjà vus dis</em></dd>
<dd><em>est ce que tu vas m’oublier</em></dd>
<dd><em>j’avance nue sèche de tes bras</em></dd>
<dd><em>sèche encore mes larmes de toi</em></dd>
<dd><em>est ce qu’on s’est déjà bus</em></dd>
<dd><em>je sais plus quoi je suis partie</em></dd>
<dd><em>je ris dans la vodka qui m’oublie</em></dd>
<dd><em>la musique tape sur mon ventre</em></dd>
</dl>
<dl>
<dd><em>il dit et je dis ce qu’il dit</em></dd>
<dd><em>ton absence lourde sur mon ventre</em></dd>
<dd><em>pèse mon réveil l’étonnement</em></dd>
<dd><em>la présence de ton absence</em></dd>
<dd><em>l’étonnement de manquer de toi</em></dd>
<dd><em>je veux boire ta bouche profaner</em></dd>
<dd><em>ton sexe et l’épice de toi</em></dd>
<dd><em>insignifie les autres femmes</em></dd>
<dd><em>l’épice de toi et mon manque</em></dd>
<dd><em>d’étroitesse de toi je peux pas</em></dd>
<dd><em>emprunter mon corps à ton sexe</em></dd>
<dd><em>et ton absence laisse des traces</em></dd>
<dd><em>de vrai au monde il reste toi</em></dd>
<dd><em>ou te donner des mots d’amour</em></dd>
<dd><em>de violence je veux la folie</em></dd>
<dd><em>manquer de toi si la folie</em></dd>
<dd><em>manquer de l’épice de toi</em></dd>
<dd><em>m’absente et déjà je m’estompe</em></dd>
</dl>
<dl>
<dd><em>stop je dis stop crie je crie stop</em></dd>
<dd><em>je suis flore flora et partie</em></dd>
<dd><em>un matin partie de chez toi</em></dd>
<dd><em>je reviendrai mais pas trop vite</em></dd>
</dl>
]]></content:encoded>
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		<title>9</title>
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		<pubDate>Fri, 23 Dec 2005 06:46:35 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[5 août, ce mardi soir tu es couverte par le réseau]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>faut il écrire le dit du rien   le rien de l’absence qui diffère sans estomper   ce n’est pas que je ne manque pas de toi   je croyais ne pas te suivre j’ai changé d’avis   ton île pas en bateau l’avion   je ne sens pas aujourd’hui l’empire d’écrire ton absence   ce n’est pas le rien de l’absence   c’est le rien de l’écriture de l’absence   je vais t’avoir plus silencieusement au téléphone   écrire plus ta présence que nos séparations moins problématiques   écrites   comment écrire ta présence   elle est voulue avec de la nouveauté ou de la différence   enfin je m’abreuve à ton rire téléphonique   son écho loin des années plus tard adoucit mes journées   le plaisir de préparer ses affaires   ma vie s’accélère brusquement de te rejoindre   depuis cette décision   et tout   devient si simple   il me contrarie d’avoir posé des actes de protection   la peur prévalue   le défaut d’élan de la réticence me contrarie   mon père dit et sans doute le père de mon père avant lui   la peur n’écarte pas le danger   pas toi   chez l’autre le danger c’est moi   je me veux fidèle et confiant   percevoir la rémanence de ton fait et en accepter l’occurrence   que perdure cette rémanence qui m’importe par toi</p>
]]></content:encoded>
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		<title>25</title>
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		<pubDate>Thu, 22 Dec 2005 06:47:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[21 août, j'étais parti te retrouver en corse]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>je dois clore    momentanément peut être    cette lettre que tu me réclames depuis que je t’ai dit l’écrire    j’ai retrouvé un post it    jaune standard    avec quelques notes écrites au stylo bille noir    je vais les reprendre avec celles de corse    j’ai noté    les histoires de profs / le soutien gorge à bretelles transparentes / l’étonnement du réveil à 5h30    sur le premier tiers du post it    un espace limité à deux dimensions    76 x 76    5776 mm<sup>2</sup>    nombre dissymétrique autour du 7    57 | 76    à une graphie ténue près    le 5 est un 6 comme les autres    j’y vois la symétrie d’un couple hétéro sexué    notre relation    une femme | un homme    je le lis comme un androgyne platonicien    je me souviens    pour dater ce post it    que ces 3 tiers ont été écrits le même matin avant d’aller travailler    que le papier était encore collé sur le bloc    que j’ai noté ces mémos assis nu dans la chauffeuse orange installée dans le coin gauche au fond du salon    et que le bloc était posé sur un oreiller du lit pliant    couvert de la taie que tu m’as offerte pour mon anniversaire    le 29ème    je n’ai pas changé ces draps blancs depuis ton départ    la troisième note    l’étonnement du réveil à 5h30    précise la date    je ne me lève pas à 5h30 souvent    il s’agissait donc du jeudi 7 août    deux jours après l’écho de ton rire    jour pivot de notre androgynie    court détail sur ces trois notes    note 1    à propos des histoires de profs    l&#8217;exposé chez l&#8217;autre d&#8217;une absence de doute accroît l&#8217;altérité de cet autre à moi    les individus pleins de certitude m’indiffèrent parfaitement    note 2    si je n’ai pas de soutien gorge à bretelles transparentes tu n’as qu’à m’en acheter un dis-tu    j’ai revu avant hier soir wall street    oliver stone 87    le père et le fils fox    martin et charlie sheen s’engueulent    je n’ai pas de putain dans mon lit le jour et je ne dors pas à côté de putains la nuit ou quelque chose comme ça    ma gêne quant au fait d’offrir des cadeaux à une femme sans excuse ou d’offrir sans excuse des cadeaux à une femme    peut être la peur qu’elle se sente putain si le cadeau est trop beau ou bafouée s’il ne l’est pas assez    ce que je résous en n’offrant pas de cadeau bien que j’en aie l’envie    note 3    la nuit stoppée à 5h30 perçue plus courte que mes siestes    couché à 2h le réveil radio et le téléphone en réveil ont sonné presque ensemble la radio d’abord    je ne croyais pas cela possible se réveiller plus fatigué qu’au coucher    les deux autres tiers du post it sont des pensées volages arrêtées à leur contour    <i>sur l’adjectif sympathique</i> : on aime les gens synchrones dans le pathos, sympathétiques, sympâteux, sympathisants, sympactisant    <i>sur au jour d’aujourd’hui</i> : up to today/now . implies a flow still streaming    j’ai envie de quitter le bureau maintenant qu’il est 19h25 demain je reprendrai les notes corses</p>
]]></content:encoded>
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